Comme on nous parle!

Pour Le Moigazine, from Fotolia
Journalisme : une hiérarchie méprisante

T’as vu comme on nous parle? chantait Souchon dans Foule sentimentale
Eh bien, ça n’a pas changé. A empiré, même.
Dans un contexte de crise des médias, la hiérarchie se lâche maintenant totalement, laissant libre cours à ses penchants féodaux.
Au mépris de toute convention ou législation, je n’ose même pas parler de correction, les pigistes – réguliers ou pas – sont ouvertement traités comme de la piétaille, de plus en plus corvéables et interchangeables à merci, « … et si t’es pas content tu vas voir ailleurs !« .
On n’est ni prévenus, ni même briefés correctement après coup sur les changements intervenant souvent brutalement dans les propres pages ou rubriques que l’on traite habituellement, nous trouvant du jour au lendemain amputés d’une ou deux pages sans la moindre explication, au profit d’un(e) autre pigiste tout content de débarquer dans les colonnes et sans le moindre état d’âme déontologique – la chère hiérarchie mettant impitoyablement en concurrence sauvage des gens qui ont en bonne partie les mêmes intérêts, mais les divisant pour mieux régner sur leurs futurs cadavres et celui du journal.
Amen.

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Bruits de (bottes dans le) couloir

GuillotineDe quoi bruissent les couloirs et la cafétéria du journal ces jours-ci ?
De la décapitation daeschienne (chienne à tout le moins) des pigistes réguliers – les autres, on n’en parle même pas : mortibus ! – motivée par cette logique : le journal ne gagne plus assez d’argent, faut donc cogner quelque part. Alors puisqu’on doit cogner, autant le faire sur ceux qui ont le moins les moyens de se défendre, n’est-ce pas ? Les chroniqueurs, réguliers mais non salariés, qui certes ont quelques droits, mais moins que les autres journalistes. Et ces quelques droits, on les foule aux pieds depuis un moment, c’est pas l’Anti-Gang qui va intervenir pour nous empêcher de passer le désherbant, si ? Voilà ce que se disent nos hiérarques, entre deux bises à leurs futures victimes, nous, moi. Lire la suite « Bruits de (bottes dans le) couloir »

Rédaction: le massacre se prépare en coulisse

découpage-en-tranches-du-morceau-de-viande-de-porc-sur-le-fond-en-bois-68219010Des changements se préparent au journal, dans les coulisses ou les étages supérieurs, loin des journalistes de base que nous sommes. D’autant plus loin qu’il ne faut pas qu’on entende les manoeuvres qu’ils ourdissent, avec leur probable plan de dégraissage qui va désertifier la rédaction, et donc rendre le canard d’autant plus difficile à faire, et au bout du compte il se vendra encore moins, et ils voudront encore dégraisser, histoire de nous faire payer leur propre incompétence… En tout cas, attention à la conférence de rédaction prévue jeudi, ça va être une boucherie silencieuse, et je ne veux pas jouer le rôle du steack !